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Programme et projets de recherche

  • Programme de recherche : la gouvernance des systèmes de communication

    • L’objectif principal de notre programme de recherche consiste à analyser les différents modèles de gouvernance des systèmes de communication ainsi que les facteurs économiques, politiques et sociaux qui conditionnent leur élaboration afin de mieux comprendre le rôle de ces systèmes dans nos sociétés marquées par la mondialisation et par l’expansion des réseaux. Ainsi, nos recherches contribuent à la compréhension des enjeux, des processus et des modes de régulation sociale à l’œuvre dans les sociétés dites de l’information et du savoir. Elles ont pour but d’éclairer les choix effectués par les acteurs sociaux concernés par les différents modèles de gouvernance des systèmes de communication. Nous analysons la gouvernance des systèmes de communication suivant trois axes :

      (1) Axe socioéconomique

      Les caractéristiques des industries de la culture, de l’information et de la communication, dont l’émergence de modèles économiques de production et de diffusion médiatique et culturelle dans le cadre des transformations du capitalisme, du développement des réseaux ainsi que de la numérisation de la production et de la distribution des produits et services.

      (2) Axe sociopolitique

      La redéfinition des politiques publiques nationales et internationales dans le secteur des médias, de la culture et des technologies de l’information et de la communication dans le contexte des formes prises par la démocratie et par la mondialisation.

      (3) Axe sociétal

      Le rôle de la « société civile » dans les transformations des pratiques sociales de la communication, par exemple les usages des technologies de l’information et de la communication (TIC) notamment en lien avec les luttes en faveur « du droit à la communication ».

      Les deux premiers axes renvoient à la gouvernance entendue respectivement d’un point de vue socioéconomique et d’un point de vue sociopolitique, l’accent étant mis sur les mutations à l’oeuvre : mutations liées à la place croissante de la financiarisation dans l’économie, à la signature d’accords de libre-échange, à la tendance à la déréglementation sectorielle, au développement d’ensembles géopolitiques internationaux voire multinationaux, à la généralisation des technologies numériques, au développement de nouveaux systèmes de surveillance et de contrôle, aux discussions sur l’avenir de la propriété intellectuelle, etc. Le troisième axe traite de l’élargissement des acteurs qui participent à cette gouvernance entendue d’un point de vue général en portant l’attention sur la « société civile » et ses pratiques de communication.

  • Médias socionumériques et banalisation de la surveillance

    • Les chercheurs du GRICIS André Mondoux et Marc Ménard obtiennent une subvention de recherche du CRSH pour leur projet "Médias socionumériques et banalisation de la surveillance"

      Subvention du CRSH, programme Savoir

      Période concernée : années 2011-2012 et 2012-2013

      Montant total : 75 000 $

      Résumé : Au cours des dernières années, l’usage des services de réseaux sociaux numériques (Facebook, Twitter et all.) s’est largement répandu, tout comme l’adoption des téléphones dits intelligents (iPhone et autres) et autres plates-formes d’accès mobiles (ordinateurs « eBook », tablettes du genre « iPad », etc.) offrant également un accès (mobile/en temps réel) à ces médias. Cette montée et la forte pénétration des technologies numériques interrogent à juste titre plusieurs aspects du vivre ensemble, plus particulièrement et plus directement quand ces technologies deviennent explicitement « sociales », comme l’atteste la popularité grandissante des médias dits « sociaux » (médias socionumériques) comme Facebook, Twitter, Web 2.0, etc.). Parallèlement, nous assistons depuis quelques années à l’émergence d’un nouveau champ d’études sociologiques, soit celui de la sociologie de la surveillance (Surveillance Studies) fondé par le professeur Lyon. Bien que relativement jeune, ce champ connaît un déploiement qui ne cesse de croître, comme l’atteste notamment le réseau du Surveillance Studies Center (fondé par Queen’s à Kingston) qui est désormais international. Le présent projet aborde la problématique de la surveillance et de la société de contrôle, plus spécifiquement la construction sociale de la surveillance et en quoi elle se rattache aux processus de (re)production sociale au sein des sociétés postmodernes, à travers l’analyse des médias socionumériques. L’originalité de ce projet est double : 1) apporter aux Surveillance Studies l’éclairage de l’étude des médias socionumériques et 2) aborder cette étude par le biais de regards interdisciplinaires (sociologie, politique et économie).

      Si cette surveillance est banalisée, c’est-à-dire inscrite dans les liens sociaux eux-mêmes, c’est qu’elle revêt des formes « quotidiennes » : profilage marketing, auto-expression des individus par les médias socionumériques, intégration de services de géolocalisation dans les médias socionumériques, individus exprimant quotidiennement et publiquement des détails de leur vie privée, etc. Notre principale hypothèse, que nous entendons vérifier par cette recherche, est que la surveillance contemporaine fait désormais partie des processus de régulation (surveillance « banalisée »), c’est-à-dire qu’elle est également intégrée et portée par les sujets eux-mêmes dans leurs activités quotidiennes. En ce sens, elle trouve écho notamment dans l’ordre des pratiques économiques et des enjeux suscité sur le plan des politiques de réglementation médiatique. Ce projet visera à dresser justement un portrait global et unifié de ces nouveaux rapports, soit en analysant comment y participent les médias socionumériques sur les plans politique, économique et social.

      Si la surveillance est désormais intégrée à même les liens sociaux intersubjectifs, c’est qu’elle est ainsi inscrite au coeur du quotidien. Comment la banalisation de la surveillance en vient à être reconduite par des pratiques quotidiennes qui font sens aux usagers des médias socionumériques ? L’intégration finale des dimensions économique, politique et sociale se fera sous un regard sociologique. Nous adopterons une démarche qualitative, plus précisément d’ordre de l’ethnométhodologie, afin d’analyser comment les conduites et pratiques au sein des médias socionumériques forment un tout et comment les liens intersubjectifs (re)produisent un monde significatif commun. Pour ce faire, nous analyserons contextuellement le faire et le dit,examinerons les relations au sein des groupes d’amis et dégagerons les occurrences significatives inductrices de raisonnements ainsi élevés au statut de sens commun.

  • La convergence du journalisme et des relations publiques

    • Chantal Francoeur, axes 1 et 2

      Subvention Nouveaux chercheurs FRQSC

      2013-2014 : 13200 $ 2014-2015 : 13200 $ 2015-2016 : 13200 $

  • Mobilité et localisation : l’intégration de la géolocalisation dans les médias socionumériques

    • André Mondoux, axes 1 et 2

      2013-2016 (3 ans) Montant : 39 600 $

  • Rôle des rapports sociaux dans le processus de ludification en ligne

    • Maude Bonenfant, axes 1 et 2 Subvention de 2013-2016 Montant : 39 524$

  • Les médias et l’armée en Afghanistan

    • Aimé-Jules Bizimana, axe 2

      Cette recherche a obtenu une subvention du Fonds institutionnel de développement de la recherche et de la création (FIRC) de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) pour la période de 2011 à 2013. L’objectif de cette recherche est d’analyser les stratégies de communication de l’armée canadienne et les conditions de travail des journalistes au sein du « Programme des journalistes intégrés ». Il s’agit de comprendre et d’expliquer le cadre institutionnel de production de l’information de guerre. Parmi les objectifs spécifiques, il s’agira d’analyser les rapports de force entre les journalistes, les commandants d’unité, les officiers d’affaires publiques et les soldats en service actif.

  • L’environnement et la communication comme biens communs : les enjeux de la communication environnementale dans les espaces publics alternatifs au Québec

    • Oumar Kane, axe 3

      Recherche subventionnée par le FQRSC dans le cadre du programme Établissement de nouveaux professeurs-chercheurs. Cette recherche est actuellement en cours. Le projet de recherche problématise et articule sous le registre de la gouvernance du bien commun deux objets : l’espace public et l’environnement. Les théorisations classiques de l’espace public font de la communication un bien essentiel pour l’expression démocratique. L’action d’acteurs sociaux soucieux de protéger l’environnement a favorisé l’émergence dans la recherche en communication d’un nouveau champ, la « communication environnementale ». Il s’agit d’interroger la gouvernance et la prise de décisions relevant du secteur environnemental à partir d’une perspective communicationnelle centrée sur le bien commun à la fois concernant l’environnement (le contenu) et les échanges (le niveau méta) qui sont eux-mêmes dans la théorie de l’espace public une ressource de première importance. L’environnement et la communication sont ici conjointement considérés comme un bien commun et une ressource qu’il convient de protéger et préserver.

  • Le processus de légitimation de la solidarité numérique dans les champs de la communication et du développement international

  • Mutations de l’industrie de l’enregistrement sonore au Québec et émergence de nouveaux modèles d’affaires

    • Marc Ménard, axe 1

      Cette recherche a reçu une subvention du CRSH, Iniative de développement de la recherche. Cette étude vise : 1) à préciser les impacts de la numérisation des contenus et du développement des réseaux sur chaque étape de la chaîne de valeur des maisons de disque, en particulier sur les structures de coûts et de revenus ; 2) à clarifier et développer la notion de modèles d’affaires en l’ancrant sur la façon dont les entreprises articulent et exploitent les différents éléments de leur chaîne de valeur ; 3) à repérer et spécifier quelques-uns des nouveaux modèles qui sont actuellement explorés par les maisons de disque québécoises, en particulier ceux qui semblent les plus innovateurs et prometteurs.

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  • Les nouveaux modèles d’exportation télévisuels québécois

    • Marc Ménard et Jean Tourangeau, axe 1

      Cette recherche a reçu une subvention de la Chaire René-Malo sur le cinéma et les stratégies de production culturelles pour la période de 2010 à 2012.

      Un nombre important de séries dramatiques télé québécoises ont été vendues à l’extérieur de nos frontières – pas seulement en France – au cours des dernières années. Pourquoi ce phénomène s’opère-t-il maintenant et à une échelle d’une telle envergure ? Quels sont les modèles mis à l’œuvre et comment les inventorier ? Peut-on situer précisément un moment d’inflexion dans ces ventes ? Telles sont les questions auxquelles cette recherche vise à répondre.

  • Les dynamiques en matière de pratiques de communication au sein de la société civile dans la construction d’un espace public médiatique

    • Michel Sénécal et Éric George, axes 2 et 3

      Ce projet vise à démontrer le rôle des composantes de la « société civile » dans la construction de l’espace public médiatique, à savoir si elles considèrent ces pratiques comme un moyen au service des luttes sociales ou comme un enjeu de mobilisation en soi, et quels rôles respectifs elles attribuent à Internet et à d’autres moyens de communication plus anciens. Nous verrons dans quelle mesure la société civile contribue de manière significative à la gouvernance de l’espace public médiatique au Canada en proposant des alternatives aux modèles et pratiques médiatiques des secteurs public et privé.

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  • Les liens entre la concentration de la propriété des médias et le pluralisme de l’information

  • La concentration de la propriété des médias et le pluralisme de l’information dans le contexte du web, média d’information

    • Éric George, axes 1, 2 et 3

      Ce projet a obtenu une subvention du FQRSC de 2008 à 2011 dans le cadre du programme Nouveaux chercheurs. Notons que ce projet est complété par un autre projet, lequel porte sur la concentration de la propriété des médias dans le contexte du développement d’Internet et du Web en tant que média d’information. Il s’agit ici de savoir si la question même de la concentration est encore pertinente du fait que nous aurions maintenant accès à une information abondante grâce à Internet et au Web. Si tel était le cas, la concentration de la propriété des médias ne serait plus un sujet d’inquiétude, ce qui ne manquerait pas d’avoir un impact sur la gouvernance politique du secteur de la radiodiffusion.

      - Accéder au contenu de la recherche / Volet 2 du projet Concentration de la propriété des médias, changements technologiques et pluralisme de l’information

  • Participation citoyenne et politiques publiques

    • Oumar Kane, axes 2 et 3

      Cette recherche a été financée en 2010-2011 par le programme PAFARC de la Faculté de communication de l’UQAM. Il s’est agi d’analyser l’évolution du processus de policymaking qui est de plus en plus pénétré par l’implication d’acteurs issus de la société civile, notamment dans le domaine environnemental.

  • Le processus de construction de la légitimité au sein de la société civile dans le cadre de la gouvernance mondiale

    • France Aubin, axe 3

      Le projet sur la construction de la légitimité de la société civile a pour objet les coalitions pour la diversité culturelle engagées dans la promotion de la Convention adoptée en 2005 à l’UNESCO. Nous cherchons à comprendre ce qui a pu permettre la percée de ces coalitions dans l’espace public mondial, notre objectif étant de proposer un modèle pour appréhender de manière intégrée les stratégies de légitimation déployées par la société civile dans le contexte de la gouvernance mondiale.

  • Le développement des industries médiatiques autochtones

    • Éric George et France Aubin, axes 1, 2 et 3

      Le projet sur les industries médiatiques autochtones cherche à comprendre comment les médias et les TIC contribuent aux développements économique et socioculturel des communautés des Premières nations, des Métis et des Inuits. Le degré variable d’autonomisation politique, le réseautage éventuel, le statut hybride des entreprises médiatiques autochtones et la composition des conseils d’administration seront pris en compte pour étudier la gouvernance des médias autochtones, c’est-à-dire les rôles des acteurs tant sur les plans délibératif que décisionnel.

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  • La gouvernance de l’offre éducative francophone : le cas de l’initiative RESATICE de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF)

    • Oumar Kane, axe 1

      Il s’agit d’une étude en profondeur sur l’offre francophone de technologie éducative dans un contexte de mutation des industries culturelles et éducatives qui s’est intéressée à l’impact de la multiplication des plates-formes éducatives sur l’offre de formation à distance. Cette recherche a été subventionnée dans le cadre d’une bourse postdoctorale du CRSH et elle a été menée à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord en 2008-2009.

  • L’exportation dans les industries québécoises du cinéma, de la musique et de l’édition

    • Marc Ménard et André Mondoux, axes 1 et 2

      Le projet sur l’exportation vise à expliquer la rareté et l’irrégularité des succès québécois à l’étranger. À l’aide d’entretiens effectués auprès de professionnels oeuvrant au sein de ces industries et de l’analyse des actions menées par les entreprises et les différentes institutions gouvernementales, nous mettrons en lumière les principaux éléments internes (contenu, production, mise en marché, financement) et externes (état des marchés et des filières de diffusion internationaux, formes de soutiens gouvernementaux) expliquant les difficultés des entreprises québécoises à exporter.

  • Fracture numérique et solidarités Nord-Sud : les paradigmes dominants du développement international à l’épreuve des réalités du Tiers-monde

    • Ndiaga Loum et Michel Sénécal, axes 2 et 3

      En étudiant la fracture et la solidarité numériques associées à une problématique de développement international et en analysant les stratégies et solutions proposées pour réduire le fossé entre les pays du Nord et du Sud dans le domaine des TIC, ce projet analyse comment celles-ci s’inscrivent dans la dynamique de l’actuelle réforme au niveau international, dans les pays du Tiers-monde et de l’Afrique en particulier, et jusqu’à quel point elles peuvent constituer une rupture avec les paradigmes dominants du développement international où les besoins des pays à développer sont prédéterminés et les solutions envisagées essentiellement en fonction de ce qui a réussi dans les pays développés.

  • Le défi de l’exportation des produits culturels québécois

    • Marc Ménard, axe 1

      Cette recherche a reçu une subvention de la Chaire René-Malo sur le cinéma et les stratégies de production culturelles pour la période 2007-2010. L’objectif de cette recherche était de dresser un état des lieux qualitatif sur la question des exportations québécoises dans le domaine du cinéma, de la musique enregistrée et du livre. Nous visions ainsi, à partir d’une première analyse des actions entreprises par les différents intervenants privés et publics en matière d’exportation depuis une quarantaine d’années, à tracer les forces et les faiblesses de nos industries dans le domaine, de même qu’à retracer certaines initiatives de la part d’entreprises innovatrices.

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  • Les réseaux sociaux numériques (Web 2.0) et la nouvelle dynamique de gouvernance posée comme autorégulatrice et induite par une culture dite participative

    • André Mondoux, axes 2 et 3

      Ce projet vise à analyser la dynamique d’autorégulation prônée par le Web 2.0 et posée comme forme de gouvernance émergeant des propriétés « systémiques » (blogosphère, bioéconomie etc.,) des interactions individuelles ; dynamique de gouvernance qui ultimement serait politiquement et idéologiquement indépendante des sujets.

  • Scénarios d’évolution de l’industrie musicale au Québec et nouvelles formes de gouvernance

    • Marc Ménard et André Mondoux, axe 1

      Le projet sur l’industrie musicale québécoise a pour but de cerner comment la numérisation des contenus et le développement des réseaux modifient en profondeur l’organisation économique de la production et de la diffusion musicale. Nous esquisserons les scénarios les plus plausibles concernant les nouvelles formes de gouvernance à venir au sein de cette industrie, à partir de l’analyse des différents maillons de la chaîne de valeur, d’entretiens menés auprès de professionnels du milieu et de la recension d’expériences concrètes de la part d’entreprises innovatrices.

  • Des théories des industries culturelles et éducatives aux théories des industries

    • Gaëtan Tremblay, Marc Ménard, Éric George et Jean-Guy Lacroix, axe 1

      Ce projet vise à repenser les acquis de la théorie des industries culturelles dans un contexte marqué par la déréglementation sectorielle, la libéralisation des échanges de services et l’établissement de stratégies industrielles qui, grâce aux technologiques numériques, s’efforcent d’articuler industries culturelles, éducatives et de la communication. Il s’agit aussi de tenir compte du fait que l’information, la connaissance et le capital immatériel semblent aujourd’hui être au cœur des principales activités d’avenir, le tout étant regroupé sous le vocable de « création » qui jouerait un rôle central dans les processus de production et de valorisation.